Archive for March, 2009

Le documentaire à l’ONF : Le monde change, la production continue

Tuesday, March 31st, 2009

INVITATION

Lundi 6 avril 2009 – 19 h.

Maison de la Réalisation (ARRQ) – 3480, rue Saint-Denis – Métro Sherbrooke

Tarifs : $8.00 pour les membres / $15.00 pour les non-membres *

* Ces frais permettent à DOC Québec de poursuivre son action

Réservation suggérée : info@docquebec.ca

DOC Québec vous invite à rencontrer l’équipe du Programme français de l’Office national du film ! Monique Simard, directrice générale du Programme français, sera accompagnée de Colette Loumède et de Marie-Dominique Bonmariage, pour vous dévoiler tout ce qu’il est utile de savoir sur les nouveautés impulsées depuis son arrivée à l’ONF.

Depuis maintenant 70 ans, l’ONF produit des documentaires de qualité, souvent en partenariat avec des producteurs indépendants. Dans un contexte où les documentaristes doivent faire face aux nouveaux enjeux posés l’évolution rapide des technologies, tant en production qu’en diffusion, il est important de comprendre où se situe l’ONF, quelles sont ses priorités et comment compte-t-elle continuer à contribuer à l’essor du cinéma documentaire.

Vous aurez la possibilité de poser des questions aux intervenants, et d’échanger avec les participants lors d’une réunion informelle qui clôturera la soirée.

Membre de Documentaristes du Canada – section Québec (DOC QC), Monique Simard, est directrice générale du Programme français de l’ONF depuis août 2008. De 1998 à 2008, elle a été directrice générale et productrice aux Productions Virage, où elle a produit plus d’une trentaine de documentaires réalisés autant par des cinéastes confirmés que par des créateurs de la relève. Très active dans le milieu, elle a été membre de plusieurs conseils d’administration et fait partie des membres fondateurs des Rencontres internationales du documentaire de Montréal et de l’Observatoire du documentaire.

Marie-Dominique Bonmariage, directrice adjointe, programmation et stratégie numérique possède plus de vingt ans d’expérience dans le milieu du cinéma et des arts médiatiques, où elle agissait jusqu’à tout récemment à titre de déléguée à la promotion et la diffusion de la direction générale du cinéma à la SODEC. Elle a aussi été directrice générale du Vidéographe, où elle a notamment initié la numérisation et la diffusion de la collection. De 1996 à 2004, elle a été directrice administrative du Festival du Nouveau Cinéma et du cinéma Parallèle.

Colette Loumède, productrice principale, compte plus de 20 années d’expérience en production audiovisuelle, notamment à la Coop vidéo de Montréal, aux Productions du Regard et à Synercom Téléproductions. Elle s’est ensuite jointe à la SODEC à titre de chargée de projets affectée à l’analyse et à la sélection des productions documentaires et longs métrages de fiction. De 2002 à 2007, elle a occupé le poste de productrice exécutive du Studio documentaire A du Programme français. En janvier 2007, elle est devenue directrice de programme documentaire de l’INIS, avant de revenir récemment à l’ONF.

Information: info@docquebec.ca

Documentary at the NFB: The world changes, production goes on

Tuesday, March 31st, 2009

INVITATION

Monday, April 6, 2009 – 7pm

Maison de la Réalisation (ARRQ) – 3480, rue Saint-Denis – Métro Sherbrooke

For DOC-Québec and ARRQ members: $8.00 For non-members : $15.00

* Your admission fee helps DOC Québec to pursue its action.

Suggested reservation: info@docquebec.ca

DOC Québec invites you to meet the new leaders of the National Film Board’s French Program.
Monique Simard, head of the French Program, together with Colette Loumède and Marie-Dominique Bonmariage will explain everything you want to know about changes since her arrival at the NFB.

Since 70 years, NFB produces quality documentaries, often in partnership with independent producers. In a context where documentary filmmakers face new challenges due to fast technological evolution, in production as much as in distribution, it is important to understand where the NFB stands, it’s priorities and how it will contribute to the continued development of documentary filmmaking.

The discussion will be followed by a question and answer period and an informal meet and greet.

A DOC Québec member, Monique Simard became head of the NFB French Program in late 2008. From 1998 to 2008, she was head and producer at Les Productions Virage where she produced more than 30 documentaries directed both by known and emerging directors. Very much involved in the cinema world, she was member of many boards of directors and was amongst the founding members of Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal and of L’Observatoire du documentaire.

Marie-Dominique Bonmariage, Assistant Director Programming and Digital Strategies, has spent more than 20 years in cinema and media arts. Most recently she was responsible for promotion and broadcasting at SODEC. She was also head of Vidéographe where she implemented the digitizing of the their collection. From 1996 to 2004, she was the administrative director of the Festival du Nouveau Cinéma and of the Cinéma Parallèle.

Colette Loumède, Head Producer, has spent more than 20 years producing films, in particular at the Coop Vidéo in Montréal, Productions du Regard and Synercom Téléproductions. She joined SODEC as analyst and was responsible for selecting documentary and feature projects. From 2002 to 2007 she was executive producer at the documentary Studio A of the NFB French Program. In January 2007, she became head of the documentary program at INIS, before coming back to the NFB.

Information: info@docquebec.ca

Le nouveau Fonds des médias du Canada donne aux entreprises privées le contrôle d’un fonds culturel canadien clé

Wednesday, March 18th, 2009

Lundi dernier, le ministère du Patrimoine canadien a annoncé la création du Fonds des médias du Canada (FMC) – issu de la fusion et de la nouvelle image de marque du Fonds canadien de télévision (FCT) actuel et du Fonds des nouveaux médias du Canada (FNMC).
Avec la création de ce fonds, The Documentary Organization of Canada / l’association des Documentaristes du Canada (DOC) craint que le contrôle de presque 300 millions de dollars de fonds publics donnés par les Canadiens pour appuyer la production d’une télévision canadienne, se retrouve entre les mains de cinq câblodistributeurs canadiens. Ces fonds incluent 134,7 millions de dollars provenant de Patrimoine Canada et un montant similaire recueilli auprès des abonnés du câble sur ordre du CRTC.  Les câblodistributeurs ont fait valoir par le passé que les taxes spéciales qu’ils perçoivent des Canadiens leur « appartiennent » et qu’ils devraient pouvoir influencer le contenu de la programmation et dépenser l’argent qu’ils récoltent sur leurs propres productions maison. Ceci leur donnerait le plein pouvoir du contenu, des droits d’auteur et de la distribution d’une programmation canadienne financée à même les fonds publics.
DOC accueille favorablement l’engagement financier du ministère du Patrimoine canadien d’appuyer la production canadienne. Toutefois, pour les raisons expliquées plus bas, nous nous inquiétons de l’impact négatif de ce nouveau fonds sur la production canadienne indépendante, en particulier les documentaires canadiens.

  • Mauvaise gouvernance et aucune reddition de comptes. En dépit du fait que ce soit le public canadien et non les câblodistributeurs qui contribue à ce fonds, une majorité des membres de son conseil (5 sur 7) serait nommée par les câblodistributeurs. Sans équilibre des forces ni surveillance efficace, les câblodistributeurs ne rendraient de compte qu’à eux-mêmes. Conflit d’intérêts direct. En contrôlant le conseil d’administration, les câblodistributeurs vont en fait créer les règles d’accès au fonds. Comme ils contrôlent et sont propriétaires d’une importante majorité de diffuseurs, ils profitent directement du Fonds des médias du Canada, à l’exclusion des autres. Élimination de la transparence et de l’équité. Comme l’enveloppe budgétaire des diffuseurs est éliminée, les sommes du FMC seront distribuées selon un système subjectif de points d’appréciation. Grâce au contrôle qu’ils exercent sur les fonds, les câblodistributeurs seront bien placés pour déterminer quels types de contenu seront admissibles.
  • Les documentaires pourraient être exclus du fonds. Avec la nouvelle forme du FMC, les documentaires ne font désormais plus partie de la liste des priorités et ils seront assujettis à un « test » sévère auquel la programmation de fiction n’est pas soumise. Grâce au fonds précédent, les documentaires étaient reconnus comme un genre cinématographique sous-représenté et ils recevaient presque 20 % des fonds, ce qui se traduisait par environ 40 % de toutes les heures de programmation réalisées. Comme les critères de distribution des fonds sont révisés, les documentaires risquent d’être tenus à l’écart. La production indépendante mise en danger. La majeure partie de la programmation de la télévision canadienne se compose de producteurs indépendants. Ces derniers sont les principaux employeurs de talents et d’artisans canadiens. Mais avec le nouveau FMC, ils ne seront plus représentés au conseil d’administration et n’auront pas un accès équitable au fonds. Les producteurs indépendants étant en concurrence directe avec les diffuseurs et les câblodistributeurs pour l’obtention de fonds, les règles du jeu ne seront plus équilibrées. En cette période économique difficile, nous ne pouvons nous permettre de pénaliser tout un secteur d’affaires indépendant au profit des plus importantes entreprises de médias du Canada qui fonctionnent dans un environnement protégé.

Prochaines étapes
D’ici au lancement du FMC en 2010, le ministre du Patrimoine canadien a promis de consulter tous les membres de l’industrie. Les questions soulevées par DOC ainsi que par d’autres intervenants doivent être discutées et la représentation au sein du conseil d’administration doit être révisée afin de garantir une gestion équilibrée, transparente et équitable de ce fonds culturel clé.

Info : Danijel Margetic 416 668-9254
danijel.margetic@gmail.com
www.docorg.ca

Roger Bourdeau 514 303 9146
info@docquebec.ca

Consternant: Le nouveau fonds media du gouvernement conservateur !

Wednesday, March 11th, 2009

Le ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, James Moore, a annoncé lundi la création du Fonds des médias du Canada, destiné à améliorer l’offre d’émissions et de contenu canadien sur toutes les plateformes médias.

Ce nouveau fonds, qui sera opérationnel d’ici le 1er avril 2010, naîtra de la fusion par le gouvernement conservateur du Fonds canadien de télévision et du Fonds des nouveaux médias du Canada.

Ces deux fonds continueront cependant de fonctionner normalement jusqu’à l’entrée en vigueur officielle du Fonds des médias du Canada, au printemps 2010.

Le mandat de ce nouveau fonds fusionné sera « d’assurer la production d’émissions canadiennes de qualité et leur diffusion sur une multitude de plateformes », selon un communiqué publié par Patrimoine Canada.

Compte tenu des sommes déjà prévues dans le budget 2009 du gouvernement conservateur et de 20,4 millions de dollars supplémentaires qu’il consacrera chaque année à la radiodiffusion canadienne, Ottawa dépensera au total 134,7 millions de dollars par an dans ce domaine au cours des deux prochaines années.

Quatre objectifs visés

Cette fusion des fonds existants en matière de production télévisuelle et de nouveaux médias vise avant tout, selon le ministre Moore, à « permettre aux producteurs et aux radiodiffuseurs de se concentrer sur leurs activités fondamentales, c’est-à-dire créer, divertir et rassembler les Canadiens ». La création de ce nouveau fonds poursuit par ailleurs quatre objectifs soit:

- Assurer une saine gouvernance et une reddition de comptes efficace
- Récompenser le succès et encourager l’innovation
- Investir en fonction de ce que veulent les Canadiens
- Équilibrer les règles du jeu
Fait à noter, le nouveau Fonds des médias du Canada sera doté d’une structure différente. Désormais, aucune part ou montant d’argent ne sera garanti pour la télévision publique dont Radio-Canada/CBC.

Selon les explications du ministre Moore, qui a fait l’annonce en point de presse sur un plateau de télévision de Toronto, les sommes du Fond des médias du Canada seront désormais distribuées, en quelque sorte, au mérite.

M. Moore a expliqué que l’argent du fonds ira certes à des émissions canadiennes, mais aux émissions qui rejoignent le plus de Canadiens possible, peu importe leur provenance, qu’elles soient publiques ou privées. Le fonds entend également financer les projets diffusés sur des plateformes diverses, comme Internet.

Or, de quelle façon et qui déterminera les émissions qui seront admissibles au Fonds des médias du Canada ? Il semble que ce sera au conseil d’administration du fonds qu’incombera cette tâche, a précisé le ministre, sans s’étendre davantage sur le sujet.

Une mauvaise nouvelle pour Radio-Canada

Dans son allocution, le ministre du Patrimoine a aussi annoncé que l’enveloppe garantie à Radio-Canada à partir de ces fonds sera supprimée, dans un souci « d’équilibre des règles du jeu ».

« Tous les radiodiffuseurs seront sur un même pied d’égalité, qu’il s’agisse de radiodiffuseurs pédagogiques provinciaux ou de Radio-Canada/CBC, dont le budget réservé sera éliminé », précise Patrimoine canadien sur son site Internet.

Dans le même communiqué, Patrimoine canadien précise également que le nouveau Fonds des médias du Canada sera admissible à plus de partenaires affiliés aux radiodiffuseurs et que les productions internes des radiodiffuseurs seront désormais permises.

SOURCE : www.radio-canada.ca avec Presse canadienne

D’autre part, voici un extrait du communiqué de l’APFTQ sur le sujet :

Les producteurs indépendants craignent un recul de la diversité de l’offre télévisuelle.

L’Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ) déplore que l’accès au nouveau Fonds des médias du Canada soit basé en priorité sur des critères d’audience et de rentabilité. Selon les producteurs indépendants, ces nouvelles règles feront diminuer l’offre télévisuelle en contenus culturels de haut niveau, notamment en documentaire, variétés et arts de
la scène et émissions pour enfants. Cette perte de diversité dans les choix disponibles aux téléspectateurs inquiète vivement le milieu de la production télévisuelle québécoise. « Bien que nous apprécions le renouvellement du financement fédéral pour deux ans, nous sommes très déçus de la transformation que subira le Fonds canadien de télévision lors de la création du Fonds
canadien des médias en raison de l’orientation beaucoup plus commerciale des nouveaux critères, de la gouvernance par les distributeurs de radiodiffusion, et de l’accès élargi pour la production interne et affiliée des diffuseurs » a déclaré Claire Samson, présidente-directrice générale de l’APFTQ. « Il est déplorable qu’on choisisse de changer les règles d’un fonds qui fonctionnait bien, qui servait les Canadiens avec une grande diversité de contenus de qualité et un sens de l’équité pour tous les joueurs de l’industrie : production indépendante, chaînes publiques, privées, éducatives ou commerciales» a poursuivi Mme Samson.

L’APFTQ s’inquiète particulièrement de l’impact négatif appréhendé pour le documentaire, les variétés et arts de la scène, ainsi que les émissions pour enfants. En attribuant les enveloppes aux diffuseurs sur la base de l’auditoire, on pénalise d’emblée les chaînes éducatives et culturelles, ainsi que certains genres dont la cote d’écoute plus faible n’est en rien liée à la valeur culturelle des émissions. La notion de rentabilité sur l’investissement n’est pas toujours compatible avec les objectifs culturels que la Loi sur la radiodiffusion poursuit en définissant des genres sous-représentés auxquels nos politiques publiques
doivent accorder la priorité.

RIP: REMIX MANIFESTO À L’AFFICHE LE 6 MARS à l’AMC FORUM et au CINÉMA DU PARC

Friday, March 6th, 2009

DOCUMENTAIRE PRIMÉ ET PLAIDOYER AUDACIEUX EN FAVEUR DU COPYLEFT À L’ÈRE NUMÉRIQUE

“…un coup de gueule. RiP est une attaque de front éblouissante sur la façon dont la culture corporative utilise le droit d’auteur pour museler la liberté d’expression.” – Brian D. Johnson, Maclean’s Magazine

“RiP enrichit le vocabulaire cinématographique et repousse les limites de la créativité. Pénétrant, passionnant et d’une grande pertinence actuelle pour tout consommateur média.’’ – Mark Achbar, réalisateur de The Corporation.

Kinosmith, EyeSteelFilm et l’Office national du film du Canada sont heureux d’annoncer que RiP: REMIX MANIFESTO prend l’affiche ce vendredi 6 mars au AMC Forum en version originale anglaise et avec sous-titres français au Cinéma du Parc. Cette oeuvre primée de EyeSteelFilm/ONF est un documentaire inédit explorant la guerre d’idées opposant le CopyLeft – la génération des remixeurs qui empruntent librement sans consulter le CopyRight – les géants de l’industrie du divertissement qui ont dominé le 20e siècle en s’accaparant du pouvoir grâce à des lois de plus en plus étendues sur le droit d’auteur.

Réalisé par Brett Gaylor, cinéaste et activiste web natif de Vancouver et basé à Montréal, et produit par la même équipe à qui l’on doit le succès monstre au box-office Up the Yangtze (EyeSteelFilm/NFB), RiP a obtenu le prix du public Dioraphte au Festival international du documentaire d’Amsterdam 2008, le prix spécial du jury au Festival du Nouveau Cinéma, ainsi que les prix spécial du jury et prix du public au Festival de film de Whistler.

Résumé

À l’arrivée de l’ère numérique, le débat sur la propriété intellectuelle devient le trait déterminant de notre paysage culturel. Ce film suit Girl Talk, un ingénieur biomédical devenu pop star de l’échantillonage qui a atteint la gloire et l’adulation des hipsters en 2008 en créant des mélodies mashups accrocheuses à partir de centaines de chansons tirées du Top 40. Son album s’est rapidement retrouvé sur les listes Best Of de Rolling Stone, Blender, WIRED, The Village Voice, PitchFork et The New York Times. RiP met à l’épreuve le droit d’auteur en solidarité avec le fondateur de Creative Commons Lawrence Lessig, le critique culturel Cory Doctorow (BoingBoing.net) et le légendaire musicien brésilien Gilberto Gil. Le documentaire brosse un portrait filmique des manœuvres employées par les icônes culturels du 20e siècle, de Walt Disney aux Rolling Stones, pour se bâtir des empires à partir de créations qui ne leur appartenaient pas à la base, tout en pourchassant avec leur armée d’avocats toute personne ayant l’audace de remixer leur ‘‘propriété’’. Avec des contributions de milliers d’internautes invités à participer à la création du film, RiP s’inscrit dans un courant visant à réformer l’espace public et remettre en question la propriété intellectuelle.

AMC FORUM: version originale anglaise, son Dolby 5.1
CINÉMA DU PARC: version originale anglaise avec sous-titres français, son Dolby 5.1

RIP: REMIX MANIFESTO est une coproduction entre EyeSteelFilm et l’Office national du film du Canada, présentée par Documentary et produit en association avec Canal D, SODEC, le Fonds Rogers Documentaire et le Conseil des Arts et des Lettres du Québec. Le documentaire est écrit et realisé par Brett Gaylor, et produit par Mila Aung-Thwin (ESF), Kat Baulu (NFB) et Germaine Ying Gee Wong (NFB). Les producteurs exécutifs sont Daniel Cross, Mila Aung-Thwin, Ravida Din (NFB) et Sally Bochner (NFB).

Pour plus d’information : www.nfb.ca/rip et www.opensourcecinema.org

RIP: A REMIX MANIFESTO OPENING ON MARCH 6 AT THE AMC AND CINEMA DU PARC

Friday, March 6th, 2009

THE AWARD-WINNING DOC FROM THE FRONT LINES OF THE COPYLEFT REVOLUTION

“RiP expands the language of genre and pushes the envelope of creativity. Thought-provoking, passionate, and of contemporary relevance to everyone who consumes media.” – Mark Achbar, director of The Corporation.

“…a knockout. RiP is a dazzling frontal assault on how corporate culture is using copyright law to muzzle freedom of expression.”– Brian D. Johnson, Maclean’s Magazine

Kinosmith, EyeSteelFilm and the National Film Board of Canada are pleased to announce that RiP: A REMIX MANIFESTO will open this Friday March 6 at AMC Forum in English and at Cinéma du Parc with French subtitles. This EyeSteelFilm/NFB award-winning documentary is a pioneering film that explores the cultural war between the CopyLeft – the remix generation who are no longer asking permission to borrow from the CopyRight – the entertainment giants who dominated the 20th century by concentrating power through ever broadening copyright laws.

Directed by Vancouver native, now Montreal based filmmaker and Web activist Brett Gaylor, and produced by the same team as the theatrical smash-hit Up the Yangtze (EyeSteelFilm/NFB), RiP has received the Audience Choice Award at the International Documentary Film Festival Amsterdam, the Special Jury Prize at the Festival du Nouveau Cinéma, and both the Audience Choice and Special Jury Prize at the Whistler Film Festival.

Synopsis

With the advent of digital technology, copyright has become the defining cultural issue of our time. This film follows Girl Talk, a bio-medical engineer turned sample-based pop star who exploded to infamy and hipster adoration in 2008 by creating irresistible mash-up anthems combining hundreds of top-40 favourites. His music has made the the best album lists of Rolling Stone, Blender, WIRED, The Village Voice, PitchFork and The New York Times. RiP challenges copyright law in solidarity with Creative Commons founder Lawrence Lessig, culture critic Cory Doctorow (BoingBoing.net) and Brazilian music legend Gilberto Gil. The film cinematically presents how the 20th century’s cultural icons, from Walt Disney to The Rolling Stones, built empires off the creations of others, while at the same time sending lawyers after anyone who dared to remix their “property.” By incorporating contributions from thousands of Web users, RiP is part of a movement to rebuild the public domain and re-think intellectual property.

AMC FORUM: Original English version, audio Dolby 5.1
CINÉMA DU PARC: Original English version with French subtitles, audio Dolby 5.1

RIP: A REMIX MANIFESTO, an EyeSteelFilm and National Film Board co-production, is presented by Documentary, and produced in association with Canal D, SODEC, the Rogers Documentary Fund, and the Conseil des Arts et des Lettres du Quebec. The documentary is written and directed by Brett Gaylor, produced by Mila Aung-Thwin (ESF), Kat Baulu (NFB), Germaine Ying Gee Wong (NFB) and executive produced by Daniel Cross, Mila Aung-Thwin, Ravida Din (NFB) and Sally Bochner (NFB).

For more information: www.nfb.ca/rip and www.opensourcecinema.org