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Politique… DOC réagit aux annonces du CRTC

Quel avenir pour le documentaire ?

mobilisation-200x200Communiqué de DOC en réponse aux annonces du CRTC

(English follows)

Les annonces du CRTC lors de la dernière session de Parlons télé sèment la confusion et alarment la communauté documentaire.
« En mettant l’emphase sur les productions dramatiques destinées aux heures de grande écoute aux dépens des autres genres, incluant le documentaire, ces décisions semblent réduire la marge de choix des téléspectateurs canadiens contrairement à ce qui devait être le but de ces audiences, » a déclaré Connie Edwards, présidente intérimaire de l’Association des documentaristes du Canada (DOC). « De nombreuses statistiques démontrent que les gens veulent des documentaires et le CRTC a l’obligation de s’assurer que les Canadiens ont accès à la programmation qu’ils souhaitent. Nous sommes aussi préoccupés par la suggestion qui préconise une concentration de sociétés de productions de tailles plus importantes, au risque que les petites et moyennes entreprises régionales soient balayées de la carte. Nous ne comprenons pas pourquoi le CRTC interviendrait dans le secteur privé et abandonnerait ses obligations de soutenir la programmation régionale. »

Lors de son intervention aux audiences de Parlons télé, DOC avait particulièrement insisté sur la nécessité pour le régulateur de faire respecter la nature des services des canaux spécialisés. Nous mettions en garde contre le fait que ne pas appliquer ces principes pourrait résulter en une baisse significative de la diversité de la programmation alors que tous les télédiffuseurs sont à la recherche des mêmes publics. Il s’agissait déjà d’une préoccupation étant donné la frontière floue entre le documentaire de long métrage et les émissions de styles de vie et de téléréalité. Abandonner la régulation de la nature des services risque de diminuer encore davantage la place du documentaire.

« La décision de la Commission d’abandonner la nécessité des conventions commerciales est aussi source d’inquiétude pour notre communauté, » a ajouté Connie Edwards. Ce sont les plus petites sociétés de production qui sont perdantes. Elles n’ont pas l’influence que peuvent avoir les grandes sociétés et elles se basaient sur les conventions commerciales pour contrebalancer le pouvoir de négociation des télédiffuseurs. »

D’une certaine façon, DOC se demande si la Commission n’a pas outrepassé ses droits en décidant de transformer totalement l’industrie ? Actuellement, ce qui est certain c’est que la Commission recherche une concentration des pouvoirs aux mains des grandes sociétés de production et des télédiffuseurs qui écartera ou éliminera les plus petites compagnies de production, particulièrement celles en région. La question qui demeure est de savoir si la Commission dans ses annonces futures estimera le documentaire d’intérêt public et s’il a droit à une considération particulière.

Nous verrons alors quel peut être l’avenir du documentaire.

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Waiting For the Other Shoe to Drop

The CRTC’s latest round of Let’s Talk TV announcements are creating confusion and alarm in the documentary community.

“By emphasizing big budget primetime drama over other genres, including documentary, these decisions appear to offer less choice to Canadians than more, which was what the intent of these hearings was supposed to be about,” commented Connie Edwards, Interim Chair of the Documentary Organization of Canada (DOC), “There are ample statistics showing that people want documentaries and the CRTC has an obligation to ensure that Canadians have access to programming that they want.  There is also a concern that by suggesting that there should be fewer, larger production companies, that small and medium regional producers will be wiped off the map. We are confused as to why the CRTC would interfere with private businesses and abandon their obligation to support regional programming.” 

In its intervention at the Talk TV hearings, DOC had particularly highlighted the need for the regulator to enforce the nature of service with specialty channels. Their submission forewarned that not doing so would result in a significant reduction in diversity of programming when all broadcasters are chasing the same mass audience. This was already a concern given the blurring of lines between long form documentary and lifestyle and reality programming. Abandoning regulation of nature of service spells even further erosion for the documentary genre.

“Another big concern for our community is the Commission’s decision to remove the necessity for Terms of Trade,” Edwards added, “it’s the smaller independent companies that are the losers here. They don’t have the clout of some larger companies and relied on Terms of Trade to balance the broadcasters’ greater bargaining power.”

To some extent DOC questions whether the Commission has over-stepped its bounds by deciding it wants to re-shape the whole industry. What is clear so far is that the Commission is pushing for a consolidation of power into the hands of big production companies and the broadcasters that will sideline or eliminate the smaller, particularly regional, producers. The question that remains to be answered is whether or not the Commission in its future announcements deem documentary to be of public interest and deserving of special consideration.  We’ll have to wait for the other shoe to drop.

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