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ACPFT et APFTQ réagissent aux coupures du gouvernement fédéral

Communiqué
LES NOUVELLES COUPURES DES FONDS CULTURELS PRÉOCCUPENT BEAUCOUP LES PRODUCTEURS CANADIENS

L’ACPFT ET L’APFTQ DEMANDENT UNE RENCONTRE AVEC LES MINISTRES DU PATRIMOINE ET DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

OTTAWA et MONTRÉAL, le 13 août 2008 – L’Association canadienne de production de films et de télévision (ACPFT) et l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ) sont très préoccupées par la récente décision du gouvernement fédéral d’annuler plusieurs programmes venant en aide aux artistes canadiens, notamment dans l’industrie du film et de la télévision.

Plus précisément, le gouvernement conservateur a annoncé en douce vendredi dernier que le Trust pour la préservation de l’audiovisuel (300 000 $), le Fonds canadien du film et de la vidéo indépendants (1,5 million de dollars), le Programme national des écoles de formation (2,5 millions de dollars), Routescommerciales (9 millions de dollars) et PromArt (4,7 millions de dollars) seront éliminés à compter du 31 mars 2009.

« Ces réductions risquent de ternir la réputation du Canada à l’étranger », affirme Sandra Cunningham, présidente du conseil de l’ACPFT. « Faire valoir la culture canadienne sur la scène internationale ne profite pas uniquement aux artistes; cela contribue aussi à stimuler le tourisme, l’immigration, les affaires et l’investissement au Canada. En limitant les possibilités d’exposer la collectivité internationale à l’excellence de la production culturelle canadienne, le gouvernement manque de prévoyance. »
« Alors que ce gouvernement dit vouloir encourager l’exportation et la coproduction pour attirer des investissements étrangers dans notre secteur, il est paradoxal qu’il élimine le programme Routes commerciales dont le mandat était justement d’aider les entreprises à exporter » déplore Claire Samson, présidente-directrice générale de l’APFTQ. « Ces coupures s’ajoutent au refus du gouvernement de répondre aux demandes du milieu pour un meilleur appui au long métrage de fiction et documentaire ainsi qu’à la coproduction notamment ».
Le gouvernement n’a pas encore indiqué non plus s’il continuera à contribuer au Fonds canadien de télévision (FCT) et au Fonds des nouveaux médias du Canada (FNMC) qui, en principe, prendront fin à la même date. Jusqu’ici, il n’a donné aucune indication de ce qu’il compte faire en ce qui concerne ces programmes, qui sont indispensables à la viabilité des secteurs de la production de télévision et des médias interactifs indépendants.

« Nous craignons que ces réductions des fonds culturels canadiens ne portent atteinte à l’industrie du film et de la télévision, alors même que beaucoup de producteurs s’interrogent sur les répercussions qu’Internet et les autres politiques fédérales de financement auront sur eux au cours des années à venir », explique Guy Mayson, président-directeur général de l’ACPFT. « Nous nous devons donc de rappeler ce fait au gouvernement pour empêcher que notre industrie ne s’effrite lentement sous l’effet de réductions successives des programmes de soutien dont dépendent sa viabilité et sa réussite. »

Les associations soulignent que les coupures au Fonds canadien du film et de la vidéo indépendants (FCFVI) et au Programme national des écoles de formation nuiront également à l’industrie. Le Fonds appuie un créneau d’importance critique pour l’industrie, un créneau dont les réalisations destinées au circuit non commercial favorisent l’acquisition continue du savoir et qui, le plus souvent, soutient les premières oeuvres de jeunes producteurs de la relève. Le Programme national des écoles de formation aide pour sa part à soutenir la formation professionnelle de la prochaine génération de créateurs dans notre industrie. Certains des producteurs et créateurs canadiens les plus renommés sur la scène internationale viennent d’instituts nationaux recevant son appui.

À la suite des dernières réductions, l’ACPFT et l’APFTQ ont, de concert, écrit aux ministres du Patrimoine canadien et des Affaires étrangères, leur demandant de leur accorder un entretien dans les plus brefs délais pour discuter de l’avenir de l’industrie. La production annuelle du secteur du film et de la télévision se chiffre aux environs de 5 milliards de dollars, dont 1,7 milliard en exportations, et procure de l’emploi, directement et indirectement, à 127 000 Canadiennes et Canadiens.

L’ACPFT est une association professionnelle sans but lucratif représentant près de 400 sociétés de toutes les régions du pays qui produisent et distribuent des oeuvres destinées à la télévision, au cinéma et aux médias interactifs de langue anglaise. Elle s’emploie à faire valoir les grands intérêts de ses membres à l’échelle provinciale, fédérale et internationale. Elle veille à la négociation et à la gestion des conventions collectives avec les guildes et les syndicats et administre aussi des sociétés de gestion de droits d’auteur. De plus, grâce à des programmes nationaux de stages dirigés, elle offre de la formation aux débutants dans l’industrie. Elle prend en outre diverses mesures particulières pour favoriser la diffusion d’information et améliorer les communications dans les milieux de production sur la scène nationale et internationale. Le secteur de la production indépendante emploie directement ou indirectement plus de 61 000 personnes à travers le Canada.

L’APFTQ regroupe la plupart des entreprises québécoises de production indépendante en cinéma et télévision. L’association représente ses membres et défend leur intérêt auprès des gouvernements et organismes concernés par le cinéma et la télévision, tant au niveau provincial que fédéral. Elle offre à ses membres un service conseil en ce qui concerne les relations de travail, le droit d’auteur, le financement et la fiscalité. Elle négocie, pour le secteur de la production indépendante, toutes les ententes collectives avec les associations d’artistes et de techniciens. De plus, elle organise un congrès annuel réunissant les principaux intervenants de l’industrie et publie chaque année un profil économique du secteur. Elle offre diverses activités de formation et perfectionnement; et s’implique dans divers dossiers internationaux, tels la coproduction, le droit d’auteur ou la diversité culturelle.

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Pour de plus amples renseignements, prière de communiquer avec :
Céline Pelletier, Directrice des communications, APFTQ
514 397-8600 poste 228 cpelletier@apftq.qc.ca
Anne Trueman, Directrice des communications et média, CFTPA
T. 613 233-1444 poste 227 C.613 851-4538 anne.trueman@cftpa.ca

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