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FCFVI LAISSÉ POUR COMPTE

Ottawa, le 9 février 2009.

Malgré le fait que le budget fédéral de 2009 ait été porteur de certaines bonnes nouvelles pour le milieu des arts, les producteurs indépendants seront déçus d’apprendre que le Fonds canadien du film et de la vidéo indépendants (FCFVI) ne sera pas rétabli ou remplacé. Le FCFVI fut l’un des nombreux programmes dont l’abolition a été annoncée en août 2008 (entrant en vigueur le 31 mars 2009). Bien que la disparition de programmes, tels PromArt et Routes commerciales, ait davantage retenu l’attention des médias, la disparition du FCFVI aura des conséquences importantes pour le milieu de la production, tout particulièrement pour la production de documentaires.

Selon la directrice générale Robin Jackson, « Je trouve cela très regrettable pour les producteurs de toutes les régions du pays qui espéraient soumettre leurs projets pour obtenir de l’aide au développement ou à la production en 2009, car le FCFVI ne tiendra pas d’appel de demandes. De plus, les quelques 115 maisons de production ayant des contrats en cours avec le FCFVI seront assurément touchées car elles doivent terminer leur projet d’ici le 31 mars afin de recevoir notre dernier versement pour leur projet. Les producteurs visés recevront des lettres les informant de la situation. »

Pour leur part, les coprésidents du Conseil d’administration du FCFVI, les producteurs Ira Levy et Nicole Hubert souscrivent à  la déception exprimée par différents intervenants du milieu culturel face à l’absence de mesures pour combler les programmes abolis l’été dernier et plus particulièrement le FCFVI. Celui-ci  « jouait un rôle particulièrement important dans le milieu de la production de documentaires en soutenant entre autres, des projets de producteurs de la relève et de petites et moyennes entreprises de production. Les organismes tels l’ONF, le Conseil des Arts du Canada et Téléfilm Canada ne peuvent absorber ou remplacer cette perte étant donné le caractère particulier de leur mandat. Dans le cas du FCFVI, son soutien à un projet avait, entre autres choses,  un effet important de levier financier qui facilitait la tâche des producteurs auprès des autres sources de financement afin de boucler leur budget. Le mince budget annuel du FCFVI de l’ordre de 1,5 million de dollars entraînait des investissements annuels de 20,4 millions dans des activités de production. Comment et par qui ces emplois seront-ils remplacés? »

Durant ses 18 années d’existence, le Fonds canadien du film et de la vidéo indépendants, qui est axé sur l’aide au développement et à la production de films, de vidéos et de produits destinés aux nouveaux médias, a contribué à la réalisation de plus de 900 heures de programmation. Les projets ayant reçu de l’aide du FCFVI ont été vu d’un océan à l’autre par des Canadiens de diverses communautés dans des salles de classe, bibliothèques, galeries d’arts, musées, cinémas de répertoire et à la télévision. Les sujets sur lesquels portaient ces projets étaient originaux et variés, plusieurs ayant contribué à amorcer des changements sociaux importants. Le FCFVI a été le premier à soutenir publiquement des productions remarquables et primées dont Rencontres avec les baleines du Saint-Laurent, de Jean Lemire ; www.extremis.tv de Robert Cornellier & Raymonde Provencher et The Corporation de Mark Achbar, ce documentaire ayant amassé le plus de recettes-guichet au cours de l’année suivant sa sortie en salles que tout autre film canadien, y compris les fictions à plus grand budget.

Durant ses 18 ans d’existence, le FCFVI a accordé annuellement environ 40% de son enveloppe à des projets de producteurs du Québec.

Information : Robin Jackson
Tel. 1-888-386-5555
Courriel : Robin@cifvf.ca

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